Le dossier du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 connaît une nouvelle étape à l’Assemblée nationale. Ousmane Sonko, qui préside l’institution, a accepté la demande du gouvernement visant à renvoyer le texte devant la commission des finances et du contrôle budgétaire.
Cette décision intervient dans un contexte de désaccords autour du document budgétaire. L’exécutif souhaite disposer d’un cadre supplémentaire pour échanger avec les députés et examiner les préoccupations soulevées au cours des travaux parlementaires.
Le dialogue institutionnel mis en avant
Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a souligné que l’Assemblée nationale n’avait pas fermé la porte aux discussions avec le gouvernement. Selon lui, les divergences entre les institutions ne doivent pas empêcher la recherche de solutions dans l’intérêt du Sénégal.
Le président de l’Assemblée a également rappelé que dialoguer ne signifie pas nécessairement parvenir à un accord sur tous les points. La concertation peut toutefois permettre de mieux comprendre les positions de chaque partie et de rechercher des compromis.
Il a par ailleurs estimé que les échanges entre l’exécutif et les parlementaires s’inscrivent dans le fonctionnement normal des institutions, notamment lorsque des questions importantes liées aux choix budgétaires sont en jeu.
La conférence des présidents appelée à fixer le calendrier
Pour justifier le renvoi, le gouvernement s’est appuyé sur l’article 84 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Ousmane Sonko a pris acte de cette demande et confirmé que le texte retournerait en commission.
Le président de l’institution a ensuite annoncé la convocation de la conférence des présidents à l’issue de la séance. Cette rencontre doit notamment permettre de déterminer les prochaines étapes, dont le calendrier des travaux en commission et la date éventuelle de reprise de l’examen en plénière.
Une nouvelle phase pour le budget rectificatif
Le retour du PLFR en commission ouvre un espace supplémentaire de discussion entre le gouvernement et les députés. Les échanges devront permettre de clarifier les points de désaccord et d’évaluer les possibilités de rapprochement.
L’issue de cette séquence dépendra des réponses apportées aux préoccupations exprimées par les parlementaires et de la capacité des deux parties à poursuivre les discussions. Le calendrier annoncé par la conférence des présidents sera donc particulièrement attendu.

