LFR 2026 : Al Aminou Lô veut renouer le dialogue avec Pastef avant le vote

À quelques heures de l’examen en séance plénière du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô mise encore sur la concertation. Il souhaite reprendre les échanges avec les députés de Pastef afin de rechercher une issue au désaccord qui oppose actuellement le gouvernement à la majorité parlementaire.

Des discussions espérées avant la plénière

Intervenant sur RFI, le chef du gouvernement a indiqué vouloir relancer le dialogue dès ce lundi. Selon lui, les divergences autour du texte budgétaire peuvent être surmontées si les différentes parties privilégient les échanges et acceptent d’examiner les points de désaccord. Il ne considère pas les tensions politiques comme un obstacle insurmontable à la recherche d’un compromis.

Cette démarche intervient après le rejet du projet en commission des finances de l’Assemblée nationale. Le texte doit être examiné en plénière mardi 27 octobre, dans un contexte marqué par de fortes réserves exprimées par des députés de Pastef sur les choix budgétaires du gouvernement.

Le gouvernement défend ses arbitrages

Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô justifie la révision du budget par l’écart entre les recettes initialement attendues et les ressources effectivement mobilisées, notamment celles liées au Programme de redressement économique et social (PRES). L’exécutif estime que ces évolutions imposent de revoir certains équilibres et de réorganiser les priorités de dépenses.

Le Premier ministre présente également la LFR comme un instrument destiné à répondre aux besoins de financement de l’État, à soutenir l’activité économique et à permettre le règlement de certaines créances dues aux entreprises. Il évoque par ailleurs le coût du choc énergétique international, que le gouvernement affirme avoir choisi d’absorber en partie plutôt que de le répercuter intégralement sur les consommateurs.

Une majorité parlementaire qui réclame des clarifications

Face à ces arguments, des élus de Pastef contestent plusieurs orientations du projet et demandent davantage d’explications sur les prévisions de recettes, les dépenses et les investissements concernés. Le désaccord porte donc autant sur les choix économiques que sur les modalités de transparence et de contrôle parlementaire.

Le chef du gouvernement affirme toutefois reconnaître pleinement le rôle de l’Assemblée nationale et se dit disposé à discuter des amendements proposés. L’issue des échanges avant la séance de mardi pourrait ainsi peser sur la suite de l’examen de ce texte budgétaire sensible.

Article rédigé par la Rédaction Dakarbuzz à partir d’informations publiques.