Affaire Diodio Glow Skin : les enquêteurs examinent des paiements à des influenceurs, une confrontation avec « Rox » annoncée

L’enquête sur la dirigeante de la marque de cosmétiques Diodio Glow Skin se concentre désormais sur ses relations financières avec plusieurs personnalités des réseaux sociaux. Selon L’Observateur et Libération, repris par Dakaractu, Mame Diarra Thiam a été placée en garde à vue à la Division spéciale de cybersécurité (DSC), dans une procédure menée sous l’autorité du parquet de Pikine-Guédiawaye. Les Échos fait état de la même mesure.

À ce stade, il s’agit de soupçons rapportés par la presse. Toute personne mise en cause est présumée innocente tant qu’une juridiction ne l’a pas déclarée coupable.

Ce que cherchent les enquêteurs

D’après Libération, les investigations portent sur des soupçons d’association de malfaiteurs, de complicité de discours contraires aux bonnes mœurs et d’autres infractions qui auraient été commises à l’aide d’un système informatique. Les policiers veulent déterminer si des paiements présentés comme des aides ou des gestes de solidarité auraient en réalité servi à financer des attaques ciblées sur les réseaux sociaux.

L’exploitation du téléphone de la commerçante aurait permis de repérer plusieurs transferts d’argent vers des personnalités du numérique. Parmi eux figure un virement de 600 000 FCFA effectué en février 2026 au profit d’un influenceur surnommé « Rox ». Plusieurs messages et enregistrements audio auraient aussi été récupérés.

La version de la mise en cause

Mame Diarra Thiam aurait expliqué que ces transactions relevaient de relations amicales, de contributions à des demandes d’aide ou de remerciements pour des marques de soutien. Cette version doit être confrontée aux échanges et aux opérations financières recensés. Libération annonce une confrontation avec « Rox », dont l’audition devrait permettre de préciser la nature de leur collaboration.

Le contexte d’une polémique plus ancienne

L’Observateur rappelle l’un des différends qui ont précédé l’affaire : les critiques de la créatrice de contenus Tata Nafi Cannes, installée en France, contre la marque, à la suite d’un long direct consacré à une procédure judiciaire visant des employés de l’entreprise. En avril 2026, sept salariés avaient été poursuivis pour vol de produits. Après le désistement de la partie civile, ils auraient été condamnés à deux ans de prison avec sursis et remis en liberté. Le montant du préjudice initialement évoqué avait alimenté la polémique en ligne.

C’est dans ce cadre que les enquêteurs examinent l’hypothèse d’attaques rémunérées contre des personnes critiquant la marque ou sa dirigeante. La nature exacte des transferts et les responsabilités éventuelles de chacun restent à établir.

Leave a Comment