Les représentants de 22 pays africains riverains de l’océan Atlantique ont ouvert mercredi à Dakar un atelier d’une semaine consacré aux enjeux de l’aquaculture, de la recherche halieutique et des sciences de la mer. L’objectif principal est d’identifier les contraintes qui freinent leurs politiques aquacoles.
Selon le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA) du Sénégal, Samba Ka, la rencontre vise avant tout à favoriser le partage d’expériences entre les pays participants. Il estime que ces derniers doivent travailler ensemble pour trouver des solutions durables, afin que l’aquaculture devienne plus compétitive et crée davantage d’emplois.
L’atelier est organisé par l’ANA, le Réseau africain des instituts de recherche halieutique et des sciences de la mer (RAFISMER) et le Réseau africain des institutions chargées du développement et de la promotion de l’aquaculture, avec la participation de la Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les États africains riverains de l’océan Atlantique (COMHAFAT).
Le secrétaire exécutif de la COMHAFAT, Taoufik El Ktiri, a rappelé que la production aquacole africaine, estimée à environ 400 000 tonnes par an, reste modeste comparée à celle d’autres régions comme l’Asie du Sud-Est ou l’Amérique latine. Il a insisté sur la complémentarité nécessaire entre la recherche, l’investissement et les cadres réglementaires et techniques de chaque pays.
Le président du RAFISMER, Mohamed Najih, a pour sa part appelé les 22 pays à renforcer leur coopération scientifique et à lutter ensemble contre la surpêche. Enfin, le directeur de cabinet de la ministre sénégalaise chargée des Pêches et de l’Économie maritime, Baba Ndiaye, a souligné la capacité de l’aquaculture à créer des emplois et à contribuer à la souveraineté alimentaire des États, évoquant un potentiel de 100 000 emplois au Sénégal.


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