Réuni à Ezulwini, au Royaume d’Eswatini, à l’occasion du Sommet ministériel de l’Union africaine sur les semences, le Bureau du Comité technique spécialisé sur l’agriculture, le développement rural, l’eau et l’environnement a insisté sur l’urgence de renforcer les systèmes semenciers du continent face aux crises climatiques.
S’exprimant au nom du Bureau, la directrice adjointe de la recherche et de la protection des cultures au ministère de l’Agriculture de la Namibie a rappelé que la semence constitue le socle de toute production agricole et conditionne directement la sécurité alimentaire et la croissance économique du continent.
Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, le Bureau déplore que des millions d’agriculteurs africains dépendent encore largement de circuits semenciers informels, en raison du coût élevé et de la faible accessibilité des semences certifiées, tout en subissant de plein fouet sécheresses, inondations et dégradation des sols.
Pour y remédier, la Namibie, deuxième vice-présidente du Bureau, réaffirme son engagement en faveur de l’harmonisation des politiques semencières et du renforcement des échanges de connaissances entre pays africains, tout en plaidant pour une meilleure intégration des marchés semenciers à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le Bureau appelle l’ensemble des États membres, des partenaires et du secteur privé à traduire ces assises, ainsi que la future Déclaration d’Ezulwini, en actions concrètes et en résultats mesurables.


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