Inclusion sociale : une ONG plaide pour l’autonomie des femmes et filles handicapées

L’ONG « Humanité et Inclusion » a organisé une session de plaidoyer multi-acteurs réunissant des organisations féministes, des défenseurs des droits humains et des membres de la société civile, dans le cadre du projet « Voix des femmes », mené au Sénégal, au Togo et au Bénin.

L’objectif de cette rencontre est de combattre la faible présence des personnes en situation de handicap, en particulier les femmes et les filles, dans les programmes publics et les instances de décision. Françoise Gabriella Mballa, chargée du projet, a reconnu des avancées dans la prise en charge du handicap au Sénégal, tout en soulignant qu’il reste encore beaucoup à faire : les femmes et filles concernées restent confrontées à des difficultés d’accès aux services sociaux de base, aux postes électifs, aux financements et à la participation citoyenne, ainsi qu’à des violences basées sur le genre. Les participants ont réclamé la ratification du Protocole africain relatif aux droits des personnes handicapées et la révision de la loi d’orientation sociale.

Isseu Gaye, présidente du Comité des femmes de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées, a insisté sur la nécessité que ces femmes participent elles-mêmes à la conception et au suivi des politiques qui les concernent, plutôt que d’en être de simples bénéficiaires.

Le conseiller présidentiel chargé du handicap, Cheikh Saad Bou Diouf, partage cette analyse. Selon lui, il est temps de passer d’une approche d’assistanat à une approche fondée sur les droits, l’égalité et l’autonomie, rappelant qu’une femme handicapée ne doit pas être réduite à une personne à protéger ni condamnée à l’invisibilité.