L’affaire Ndiaga Seck prend de l’ampleur. Six nouveaux suspects ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt à Louga ce lundi. Parmi les révélations issues des auditions : un gendarme est cité dans la procédure, et quatre des six mis en cause sont séropositifs au VIH.
L’étau judiciaire autour de l’affaire Ndiaga Seck continue de se resserrer. Ce lundi, le commissariat urbain de Linguère a présenté six nouvelles personnes devant le juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Louga. Toutes ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt, portant à 32 le nombre total de personnes incarcérées dans le cadre du démantèlement de ce réseau.
Les profils des six mis en cause sont variés : un médecin de 34 ans, trois personnes travaillant dans le secteur bancaire (32, 37 et 33 ans), un homme de 35 ans et un tailleur de 39 ans. Interpellés à Dakar par la Division spéciale de cybersécurité, ils ont été transférés à Linguère avant d’être présentés au juge.
Les auditions ont livré des éléments particulièrement notables. Le tailleur a cité sur procès-verbal un gendarme avec lequel il aurait entretenu des relations, ainsi que deux émigrés établis aux États-Unis. Il a également mentionné deux autres personnes décédées depuis lors et décrit des relations de nature ambiguë avec Ndiaga Seck lui-même. Sur la question de sa séropositivité, il a indiqué ignorer les circonstances de sa contamination. Au total, quatre des six personnes présentées ce jour ont été testées positives au VIH.
