Enquêtes parlementaires : Aminata Touré défend le rôle de la Cour des comptes et de l’IGE et réclame la saisine des organes de contrôle

Aminata Touré a pris position dans le débat sur les enquêtes parlementaires, dans une publication sur Facebook. La superviseure de Kiiraay met en garde contre ce qu’elle considère comme une confusion des responsabilités institutionnelles, sans citer nommément Pastef ni Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale.

Elle affirme que la bonne gouvernance et la transparence sont des principes essentiels pour le pays, défendus selon elle par Kiiraay et par le président Bassirou Diomaye Faye, mais qui doivent rester à l’écart des manœuvres politiciennes.

Au cœur de son argumentation, la Cour des comptes et l’Inspection générale d’État sont, à ses yeux, les organes juridiquement habilités à contrôler l’usage de l’argent public. Elle estime que les députés ne peuvent pas s’attribuer leurs prérogatives, faute des attributions juridiques et des compétences techniques requises, et rappelle que la vérification financière est un métier qui exige de longues études, qu’elle oppose au populisme.

Aminata Touré demande que l’ensemble des dossiers évoqués soient transmis à ces institutions spécialisées, en incluant explicitement le fonds JAM pour la Casamance, sans détailler les faits auxquels elle se réfère dans cette publication. Elle conclut en invitant chacun à rester à sa place, pour le bien de la République.

Cette prise de parole fait suite à sa demande, lundi, d’une commission d’enquête parlementaire sur le même fonds. Ses positions n’engagent qu’elle : elles s’inscrivent dans un débat politique où Pastef et l’opposition s’affrontent sur la portée des enquêtes parlementaires.