Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a appelé à transformer les bonnes intentions en investissements et en résultats concrets pour accélérer le développement du football africain. Il s’exprimait lors de la Conférence stratégique de la CAF, organisée du 7 au 9 octobre à Santa Maria, sur l’île de Sal, au Cap-Vert.
Lors d’un panel consacré à la transformation des associations membres en structures autonomes et de niveau mondial, ainsi qu’au renforcement de la compétitivité des compétitions continentales, il a regretté un écart important entre les projets annoncés et leur mise en œuvre sur le terrain, estimant que le développement du football africain doit commencer à la base, au sein de chaque fédération nationale.
Motsepe a annoncé une hausse du soutien financier direct versé aux associations membres, passé de 200 000 dollars en 2021 à 700 000 dollars aujourd’hui. Ce montant ne représente pas l’intégralité de l’engagement de l’instance, qui vise à porter le soutien global à un million de dollars par association. Le complément doit notamment venir de partenariats avec des entités internationales, dont les propositions des entreprises présélectionnées seront présentées au Comité exécutif de la CAF vendredi.
Le dirigeant sud-africain a plaidé pour des investissements dans la jeunesse, les académies, le football scolaire et les ligues amateurs comme professionnelles, ainsi que pour une meilleure collaboration entre fédérations, gouvernements et organisations internationales, notamment pour moderniser les stades. Il a rappelé la qualification historique de dix équipes africaines pour la Coupe du monde 2026, un record pour le continent, et dit sa conviction qu’une sélection africaine pourra un jour être sacrée championne du monde. Il a enfin insisté sur la bonne gouvernance, l’éthique, la transparence et la crédibilité de l’arbitrage, en rappelant la responsabilité de la CAF devant 1,6 milliard de personnes en Afrique et dans la diaspora.

