L’Orchestra Baobab s’apprête à sortir « Made In Senegal », son nouvel album, le 23 octobre prochain. Enregistré à Dakar, ce douzième opus perpétue l’identité musicale du groupe, née en 1970, aujourd’hui transmise à une nouvelle génération de musiciens (Malick Sy, Papino, Korka Dieng, Wilfrid Zinsou, Bolero) aux côtés d’anciens comme Tierno Koité, Moussa Cissokho, Yakhya Fall et Mountaga Koité, seul membre encore en exercice depuis le début des années 1970.
Le titre fait écho à un précédent disque du groupe, « Made In Dakar », sorti en 2007. L’Orchestra Baobab, dont l’histoire se confond avec celle du Sénégal contemporain, a représenté le pays à travers le monde durant plus de cinq décennies.
Le disque retrouve l’équilibre caractéristique de Baobab entre racines africaines, rythmes afro-cubains, influences mandingues, jazzy, soul et de variétés occidentales. L’album s’ouvre sur « Anna Maria », interprété par Papino et Korka Dieng, et compte parmi ses douze titres une reprise de « Thioro Baye Samba », classique de la musique populaire porté par Korka Dieng, première voix féminine de l’histoire du groupe.
Parmi les autres morceaux figurent « Souvenir », popularisé par le membre fondateur Balla Sidibé, « Casamance », hommage à cette région et à la bravoure de ses femmes, « Wida », interprété par le guitariste Bolero, ainsi que « Wuti Khaliss », réinterprétation d’un tube des années 1970 transformée en plaidoyer contre l’émigration irrégulière. L’album se referme sur « Sénégal », un appel à l’unité, au travail et à la paix, porté par la voix de Korka Dieng.
« Made In Senegal » marque le retour du groupe près de dix ans après son précédent album, « Tribute to Ndiouga Dieng » (2017). Une conférence de presse de présentation est prévue le 20 octobre au Just 4 U, à Dakar, suivie le 22 octobre d’une séance d’écoute publique et d’une rencontre avec les musiciens au cinéma Pathé.

