Dans le cadre du redressement de La Poste, une première vague de départs volontaires vient d’être bouclée : 290 agents ont quitté la Société nationale La Poste, alors que plus de 360 demandes avaient été déposées. C’est ce qu’a indiqué son directeur général, Maguette Kane, vendredi 9 octobre à Dakar, lors d’un entretien accordé à l’APS à l’occasion de la Journée mondiale de la Poste.
Un dispositif encadré, dans un climat social apaisé
Selon le DG, ce plan de départs négociés repose sur un dispositif balisé, qui respecte les droits des travailleurs. Le nombre de candidatures, supérieur au nombre de départs actés, montre à ses yeux une forte demande de départs volontaires. Il décrit une phase menée dans un climat social serein.
L’objectif est de rééquilibrer progressivement les charges de personnel avec le niveau d’activité de l’entreprise, confrontée au recul du courrier traditionnel et à la transformation de ses métiers. Entre 2012 et 2021, rappelle-t-il, les effectifs ont grimpé d’environ 2 600 à plus de 4 100 agents, alors que le chiffre d’affaires a baissé de 26 %.
Environ 250 départs par an sur trois ans
La trajectoire envisagée prévoit une cible indicative d’environ 250 départs annuels pendant trois ans. Maguette Kane précise toutefois que ce rythme dépendra des capacités financières de l’entreprise, du nombre de demandes volontaires et des compétences nécessaires pour assurer la continuité du service public.
Pour lui, la réussite de la démarche ne se jugera pas seulement au nombre de départs : La Poste doit parallèlement réduire ses charges, conserver ses compétences clés et gagner en productivité. La restructuration vise aussi à adapter les profils aux nouveaux besoins : numérique, logistique, commerce électronique, services financiers digitaux et relation client. Un bilan des compétences est prévu pour repérer les métiers appelés à évoluer.
Le dialogue social comme garde-fou
Le DG compte sur la poursuite du dialogue avec les syndicats et les représentants du personnel pour préserver la paix sociale durant cette phase. Le suivi de la mesure devra notamment mesurer son effet sur la masse salariale, la qualité du service rendu aux usagers et la capacité de l’entreprise à développer de nouvelles activités.


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