Le lutteur Reug Reug, son oncle A. B. Ndiaye et D. Faye, présenté comme saltigué, doivent être présentés ce lundi au parquet financier, en vue de l’ouverture d’une information judiciaire. Ils sont visés pour association de malfaiteurs, contrefaçon de signes monétaires ayant cours légal et blanchiment de capitaux.
Selon L’Observateur, l’oncle aurait tenté de disculper son neveu devant les enquêteurs de la brigade de recherches de Faidherbe, en se présentant comme l’unique propriétaire des billets noirs de 100 dollars saisis, dont la valeur avoisinerait le milliard de francs CFA. De son côté, D. Faye aurait reconnu avoir reçu ces billets d’un promoteur influent, que les gendarmes recherchent toujours. Le lutteur, lui, aurait contesté les faits lors de son audition.
Sa version, telle que rapportée par le quotidien, repose sur l’ignorance. Reug Reug admettrait avoir transporté un carton à bord d’une Mazda jusqu’à l’appartement des Maristes et l’avoir remis à son oncle, mais assure ne l’avoir jamais ouvert : le carton lui aurait été confié fermé et scellé, sans qu’il sache ce qu’il contenait.
Les gendarmes l’auraient alors confronté à une série de questions. Pourquoi être resté dans l’appartement alors que les discussions portaient sur le « lavage » des billets ? Pourquoi avoir pris part aux échanges avec les faux techniciens ? Pourquoi avoir assisté à la négociation sur le partage des gains, fixé à 70 % pour les techniciens et 30 % pour les propriétaires des billets ? Visiblement déstabilisé, le lutteur aurait fini par expliquer qu’il était resté parce que son oncle le lui avait demandé, et qu’il ne savait pas que l’opération était illégale.
Toujours selon le journal, les enquêteurs auraient balayé cette ligne de défense en lui opposant les résultats de la filature, des écoutes téléphoniques et des recoupements réalisés durant l’enquête. Le lutteur aurait alors baissé la tête, sans passer aux aveux mais sans nier non plus, restant dans une position ambiguë.
Ces éléments proviennent de la presse et de sources proches du dossier. Les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence, et il appartiendra à l’instruction d’établir les faits.


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