Derrière les barreaux après un détournement de 42 millions, Ndeya Beauté souffre faute de soins post-opératoires

Un mois après son incarcération, Ndeya Beauté souffre en prison. L’influenceuse sénégalaise condamnée pour abus de confiance peine à bénéficier d’un suivi médical adapté à ses récentes interventions chirurgicales esthétiques. Ses proches alertent les autorités.

Condamnée et incarcérée

Cela fait un mois que Ndeye Fatou Diatta, connue sous le nom de Ndeya Beauté, est détenue à la Maison d’arrêt pour femmes de Liberté 6. Reconnue coupable d’abus de confiance et de détournement de fonds dans le cadre d’une tontine dont le préjudice a été évalué à 42 millions de francs CFA, elle purge une peine de six mois ferme. Sa situation physique préoccupe de plus en plus son entourage.

Un suivi post-opératoire difficile en milieu carcéral

Le problème est médical. Peu avant son entrée en détention, l’influenceuse avait subi plusieurs interventions esthétiques : un BBL (Brazilian Butt Lift), une augmentation mammaire et une liposuccion. Ces opérations, même sans complication immédiate, nécessitent un suivi régulier pendant les semaines et les mois suivants pour prévenir tout risque de complication tardive.

Or, assurer ce type de prise en charge spécialisée en prison relève de la gageure. Les infrastructures médicales carcérales sont conçues pour traiter les urgences et les pathologies courantes, non pour assurer le suivi de chirurgies électives. Selon des proches de la détenue, elle souffrirait notamment au niveau de la poitrine, signe possible d’une complication qui mériterait une attention médicale soutenue.

Son entourage a adressé un appel aux autorités pénitentiaires pour qu’une prise en charge adaptée lui soit accordée. Mais la nature esthétique — et non thérapeutique — des interventions concernées complique toute demande d’aménagement de peine pour raisons de santé, ce dispositif étant généralement réservé aux pathologies graves avérées.